01.11.2009

> La Toussaint : le temps du souvenir

toussaint-719995.jpgLa Toussaint est pour nous tous l'occasion de nous souvenir de nos ainés, nos proches, nos amis qui nous ont quittés. Occasion aussi de se retrouver en famille autour d'un repas ou dans les allées du cimetière. Et de transmettre nos racines à nos enfants en leur parlant de l'arrière grand père, du grand oncle, de la grand-mère, etc. Sans tomber dans la mélancolie d'une journée d'automne, ces moments sont une étape nécessaire à toute construction individuelle, dans la transmission des valeurs. Savoir d'où on vient pour mieux comprendre où on va.

D’après une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), près de neuf français sur dix se rendent au cimetière au moins une fois dans l’année. Sept sur dix s’y rendent, au moins de temps en temps, à la Toussaint. De plus en plus souvent, ils vont fleurir un columbarium car, si une majorité de morts sont encore enterrés, une part croissante est en effet incinérée.

La crémation, qui n’était choisie que pour 1% des obsèques en 1979, en concernait 28% en 2007. Aujourd'hui, 44% des français envisagent l’incinération, contre 37,5% favorables à l’inhumation. Ces intentions de crémations sont fortes surtout chez les plus jeunes, les moins religieux et ceux qui ont assisté à une crémation à leur dernière cérémonie. Les plus de 80 ans sont 68% à souhaiter un enterrement traditionnel.

Le nombre d’incinérations a doublé en dix ans pour dépasser les 152.000 en 2008. La diminution de la pratique religieuse chrétienne ces dernières années, la multiplication des familles monoparentales ou recomposées, l'éloignement géographique (le plus souvent par obligation professionnelle) jouent un rôle dans la baisse de l’inhumation au profit de la crémation. Les français choisissent l’inhumation pour des questions religieuses (34%) et en raison des traditions familiales. En cas de crémation, ils sont 47% à souhaiter que leurs cendres soient dispersées, 24% souhaitent une urne et 14% laisseront d’autres personnes décider de leur sort.

Le parlement a d’ailleurs légiféré (loi du 19 décembre 2008) pour donner un statut aux cendres humaines, qui en étaient jusqu’alors dépourvues. L’urne peut être conservée dans un columbarium ou dans un caveau de famille, mais pas au domicile des proches. Les cendres peuvent être déposées dans le jardin du souvenir du cimetière. Pour une dispersion en pleine nature, il faut faire une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt. Si les français sont de plus en plus favorables à la crémation, ils sont néanmoins 52 % à souhaiter une cérémonie religieuse pour leurs obsèques.

La fréquentation des cimetières décline. De moins en moins de tombes sont fleuries les 1er novembre. Il faut dire que les rites funéraires ont beaucoup changé en un demi-siècle. Toutefois, pour une majorité de français, ils sont importants : 63% des individus estiment que le respect des funérailles permet de garder des repères qui sont transmis de génération en génération. Avant, la dimension sociale primait. Aujourd'hui, c'est l'aspect psychologique qui l'emporte et les obsèques se recentrent sur l'intime, une conséquence de l'évolution du mode de vie. Aujourd’hui, avec les familles recomposées, la mobilité sociale et surtout la médicalisation qui fait qu’on meurt de plus en plus à l’hôpital, la mort est devenue moins intime. Lors de la cérémonie, le lieu, la musique et les textes sont privilégiés, et les français veulent aussi faire rimer rite funéraire et écologie : la deuxième raison évoquée, après celle de ne pas embarrasser la famille, est d’ordre écologique. Désormais dans le choix des cercueils, le respect de l’environnement est pris en compte. Des choix plus simples, moins codés par le religieux, mais nécessaires pour faire le travail de deuil.

19.09.2009

> Vigilance Antenne : vers une action en justice contre Orange

antenne.jpgDepuis plus de 2 ans, une antenne de téléphonie mobile trône dans un des endroits les plus fréquentés des Vosges, sur un terrain communal romarimontain, au lieu-dit Béchamp. A proximité se retrouvent quotidiennement près de 2000 personnes : des enfants d'abord (lycéens du lycée André Malraux), des habitants riverains, les personnels du lycée, les fidèles de la mosquée (à peine à 100m), sans parler des sportifs qui viennent au stade, et des personnes qui travaillent ou sont clients de la récente zone industrielle intercommunale toute proche.

Depuis l'été 2007, Stéphane Garber, enseignant au lycée, a pris l'initiative de fonder une association de "vigilance", face aux risque que pouvaient représenter l'implantation. Rappelons que celle-ci s'est effectuée en catimini, et sans aucune concertation ni information des personnes fréquentant le site. Chacun s'est retrouvé devant le fait accompli...

Aujourd'hui, face à des études menées par les opérateurs eux-mêmes (ou par des sociétés en dépendant), nul ne peut affirmer qu'il n'y a pas de danger. Pire : des riverains commencent à signaler des troubles récurrents (sommeil), inexistant avant l'implantation et qu'aucune autre explication que le présence de l'antenne ne peut justifier.

Devant le silence de l'opérateur lors de démarches amiables initiées par l'association "Vigilance Antenne", l'association n'a donc d'autre choix que de recueillir les demandes de plaignants (parents d'élèves, personnels du lycée, riverains, fidèles de la mosquée...). Et c'est donc bien un dépôt de plainte qui est envisagé pour les jours qui viennent, sur l'argument du principe de précaution. L'affaire a été confiée à Maître Gérard Welzer, avocat renommé, en charge de monter la procédure.

Une réunion des plaignants était organisée ce vendredi à Remiremont, en présence de l'avocat et de la presse locale, pour permettre à chacun de bien mesurer les conditions et les enjeux.

Signalons également que François Vannson, député de la circonscription, a été sensibilisé par la démarche et avait, il y a quelques temps, déposé une question parlementaire sur le sujet.

La procédure devrait s'étaler sur plusieurs mois, voire une année, avant que la démolition de l'antenne ne soit une réalité (en cas de jugement favorable, ce qui est plausible, au vu d'autres jugements rendus jusque là).

Pour Maître Welzer, il ne s'agit nullement d'un combat rétrograde, mais bien de la volonté de concilier modernité et santé publique. Un débat qui n'est pas sans en rappeler un autre dont il avait également été à l'origine dans la région : celui de l'amiante...

Dossier à suivre donc...

07.09.2009

> Salut l'artiste !

Sim.JPGBien triste nouvelle ce matin : l'acteur, comique et écrivain français Sim vient de mourir à l'âge de 83 ans.

De son vrai nom Simon Berryer, il devient célèbre dès les années 1960 en animant des émissions pour la jeunesse, avant de participer à des feuilletons télévisés dans les années 1970. Habitué de l'émission de Philippe Bouvard, Les Grosses Têtes, Sim restera à jamais « Baronne de Tronche-en-Biais », comme il aimait à se surnommer dans ses nombreux sketches. Présent également au cinéma, il est apparu dans plus d'une vingtaine de films, dont Cartouche, Les Mariés de l'an II, Pinot simple flic et Astérix et Obélix aux Jeux olympiques.

Pour tous ceux de notre génération, il restera une sorte de "papy sympa et drôle" qu'on croyait immortel. Au delà de l'humour, des grimaces et des mimiques, il possédait une vraie sensibilité et une vraie sincérité. Il avait la qualité de savoir faire rire sans choquer ni vexer autrui. Ce qui n'est pas si fréquent.

20.08.2009

> Cap des 1500 visiteurs en moins d'un an pour ICN

Compteur.JPGAu delà des statistiques, c'est d'abord et avant tout VOUS, lecteurs assidus, qu'il convient sincèrement de remercier pour cette étape. En moins d'un an d'existence, ICN marque une belle progression de sa fréquentation. Preuve qu'une autre lecture (d'autres choix ?) de la vie politique locale est possible, voire attendue.

Fidèles aux principes fixés lors de la création de ce site, notre conception ne change pas : parler de tout ce qui concerne la vie des navoiriauds, sans tabou et formuler des propositions aussi souvent que possible. Et tant mieux si on reprend un jour ou l'autre nos idées : au moins l'intérêt général progressera !

En attendant, sans vous ce site n'aurait aucun intérêt. Nous sommes honorés de votre passage régulier dans nos pages. Nous voyons dans ce bilan un encouragement à poursuivre nos analyses et nos mises en perspectives. N'hésitez pas, de votre côté, à parler de ce site, à échanger avec nous, par vos commentaires et/ou par des projets d'articles ou de sujets à aborder.

MERCI !

> Nouveau logo et nouveau site internet

logo_revu.JPGA l'heure où nombreux sont ceux qui s'interrogent sur leur avenir professionnel, sur l'été qui n'a pas forcément tenu toutes les promesses touristiques auxquelles notre commune (et ses habitants en vivant) pouvait prétendre, sur le coût de la (péri)scolarité de leur(s) bambin(s) scolarisé(s) en primaire, sur la reconnaissance municipale future pour les "anciens",etc., nos élus, eux, de retour de vacances, mettent la dernière main à leur communication en lançant la version "rénovée" du site internet municipal, faisant suite à la sortie du nouveau logo en juin dernier (dont chacun a pu prendre connaissance dans le dernier trimestrier municipal)...

Certes l'ensemble est plus "actuel", sans doute plus plaisant. Voire plus simple à "naviguer" que l'ancienne version. Mais au delà de l'esthétique, quelle était la priorité de s'atteler à cette tâche ? D'autant qu'on retrouve (sous une autre arborescence) la plupart des contenus présents dans la version précédente... A l'exception de l'image de la mairie en accueil, ce qui est bien surprenant pour un site municipal... Admettons que la présence d'un stagiaire, spécialisé dans ce domaine (et donc à moindre coût) constitue une opportunité. Mais n'y a-t-il pas plus urgent : tout le monde n'a pas internet dans la commune, volontairement ou non. Par contre, tout habitant serait probablement très intéressé par une réunion de quartier, où la majorité exposerait le chemin sur lequel elle entend nous conduire. On entend trop souvent dire qu'aujourd'hui, l'habillage médiatique compte davantage que le contenu. Alors, par pitié, mesdames et messieurs les élus, ne tombez pas dans ce travers. Montrez-nous que la politique locale a encore un sens et des finalités qui méritent qu'on aborde le fond et qu'on délaisse la forme... Ayez le courage du débat de proximité sur les enjeux de demain !

De notre côté, nous osons quelques suggestions concernant le site "rénové", si à tout hasard quelque élu de la majorité passe par ici : Mettre en image d'accueil la mairie plutôt qu'un étang... Ajouter quelques vues de réalisations locales représentatives : les écoles, les ateliers municipaux, la chaufferie bois, le marché local, la "2x2", etc. Et puis permettre un lien vers une carte (ou un site dédié) pour localiser notre commune, ses quartiers et ses lieux touristiques.

17.06.2009

> Concours européen EDEN : les Vosges du Nord primées

vosges-nord-plus-belle-photo-foret_97941.jpgHervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, a désigné, lundi 8 juin 2009, la destination française lauréate du concours européen EDEN. Il a également primé quatre autres destinations dans le cadre de l’appel à projets Eden initié par la Commission européenne. Il présidera le 25 juin 2009 la cérémonie de remise des prix pour les lauréats français.

Le concours Eden, qui distingue une destination touristique d’excellence dans chacun des 22 pays européens participants, permet aux lauréats de :
- bénéficier de la réalisation d’un film promotionnel présentant le lauréat 2009 ;
- profiter des supports de communication de la Commission européenne et des partenaires du concours (lettres d’informations, presse, communication sur le site Internet de l’Union européenne, et les sites visiteurope.com, franceguide.com, etc.) ;
- faire partie du réseau européen des destinations touristiques d’excellence avec, notamment, l’échange de bonnes pratiques ;
- participer en 2009 aux remises officielles des prix : à Paris pour la remise nationale et à Bruxelles pour la cérémonie européenne.

Pour la destination touristique lauréate, ce concours est également une manière de valoriser et de promouvoir ses savoir-faire à une échelle nationale et européenne et de favoriser la création ou le maintien d’emplois.

Le jury a désigné la destination d’excellence 2009 : le Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Les quatre autres destinations primées sont  :
- "Pays des vallées d’Aure et du Louron", candidature portée par le syndicat mixte des vallées d’Aure et du Louron dans le département des Hautes-Pyrénées ;
- "Pays du Coquelicot - Etangs de la vallée de la Haute-Somme", candidature portée par la communauté de communes du Pays du Coquelicot dans le département de la Somme ;
- "Village de Turquant", candidature portée par la commune de Turquant dans le département du Maine-et-Loire ;
- "Le lac du Der", candidature portée par le syndicat mixte du Der dans les départements de la Marne et Haute-Marne.

Les destinations candidates ont notamment répondu aux critères d’éligibilité et de sélection proposés par la Commission européenne :
- être une destination touristique bénéficiant de la présence ou de la proximité d’un espace protégé défini comme tel par les différentes législations ;
- justifier de l’existence d’un programme d’actions engagé en faveur d’un tourisme durable depuis moins de dix ans et prouver une croissance modérée mais continue de sa fréquentation ;
- gérer une offre touristique viable en partenariat avec les acteurs locaux dans une perspective de développement social et économique.

Grâce au caractère pilote de ses activités touristiques durables et à ses efforts de partenariat transfrontalier, le Parc naturel régional des Vosges du Nord a conquis le jury, qui a estimé devoir soutenir et encourager prioritairement une destination située dans une zone géographique en quête de reconnaissance.

Il convient de souligner, par ailleurs, que ce concours a suscité un vif intérêt auprès d’une trentaine de destinations candidates, métropolitaines et ultra-marines, parmi lesquelles onze remplissaient les conditions pour concourir devant le jury national. Celles-ci présentaient toutes des caractéristiques tout à fait dignes d’intérêt :
- "Monts et marches de Normandie et du Maine" présenté par le parc naturel régional de Normandie-Maine dans les départements de l’Orne, de la Manche de la Sarthe et de la Mayenne ;
- "Les Pôles Nature de Charente-Maritime" présentés par le conseil général ;
- "Le grand site naturel de Ploumanac’h" présenté par la commune de Perros-Guirec dans le département des côtes d’Armor ;
- "Marais du Vigueirat", porté par les amis des marais du Vigueirat, dans le département des Bouches-du-Rhône ;
- "Côtes Landes Nature" présenté par la communauté de communes de Castets, dans le département des Landes ;
- "Réhabilitation de l’Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay" présentée par la communauté de communes, dans le département de la Haute-Loire.

Au niveau européen, le lauréat national, ainsi que les quatre destinations primées, bénéficiera d’une action de promotion spécifique de la part de la Commission européenne, et notamment d’une mise en réseau d’échanges européens et sera distingué, à l’instar des autres destinations européennes, comme destination d’excellence française lors d’une cérémonie officielle le 8 octobre prochain à Bruxelles.

06.02.2009

> Nicolas Sarkozy : plus social qu'à l'accoutumée...

sarko.JPGL'intervention du président de la république était attendue par beaucoup, dans un contexte mondial et national d'inquiétude. Le président est resté fidèle à ses habitudes : maître à bord, volontariste, et pédagogue. Sur le contenu, quelques annonces et une volonté de répondre aux attentes des revenus modestes. Une intervention plutôt réussie donc sur le principe. Chacun attend maintenant la concrétisation des promesses pour sa propre situation. Faute d'amélioration, au moins le statu quo. Ce serait déjà une première victoire sur la crise...

Dans le détail, les principaux points évoqués :

- Les milliards d'euros prêtés aux banques ont évité la faillite de celles-ci, et donc la situation dramatique des entreprises et des familles. Notre système ne peut pas fonctionner sans les banques. Selon lui, ce sont 1,4 milliards d'euros de recettes supplémentaires qui arriveront dans les caisses de l'État, grâce à cette caution. Cette manne financière sera redistribuée sur les situations les plus socialement en difficulté.
L'explication est intéressante. Certes, cela ne coûte pas un centime jusqu'à ce jour... Sous réserve que les banques parviennent à redresser le tir... Sans quoi elles fermeront et l'argent sera totalement perdu...

- Le président souhaite apporter un coup de pouce aux "classes moyennes basses" (c'est son appellation). Cela concernerait les gens qui travaillent et sont justes au-dessus du SMIC. Exclue donc l'idée d'une revalorisation du SMIC, car cela ne concernerait que 17 % des salariés. Ce coup de pouce pourrait prendre la forme d'une défiscalisation partielle ou totale pour la première tranche de l'impôt sur le revenu.  Le président a également évoqué la possibilité de fournir des chèques emploi service aux familles monoparentales, ainsi que l'augmentation des allocations familiales.
Si l'idée fiscale est séduisante, il n'en reste qu'elle implique des recettes en moins pour l'État qu'il faudrait compenser. Le président n'a pas évoqué de solutions.
D'autre part, cela consisterait à grossir la catégorie de français qui ne paie pas l'impôt. N'est-ce pas prendre le risque de couper davantage le pays en deux ?

- Pour répondre à la tentation protectionniste, Nicolas Sarkozy préfère envisager une suppression de la taxe professionnelle, avec pour objectif d'empêcher et d'éviter de nouvelles délocalisations. Voire de favoriser des relocalisations.
Là aussi, la suppression de cet impôt, manne vitale des collectivités locales, implique une compensation de recettes pour maintenir un certain équilibre. Sans cela, les  communes en particulier ne parviendront pas à un équilibre financier. Équilibre obligatoire selon la loi. Le président évoque un remplacement par une taxe carbone. L'idée paraît intéressante. Reste qu'on peut s'interroger si cela ne consistera pas en un simple changement de nom, les plus productifs étant probablement les plus pollueurs... Alors évolution constructive et durable ou effets d'annonce ?

- Sur le volet emploi, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il souhaitait aller au-delà du récent progrès de 50 à 60 % d'indemnisation du chômage partiel. Sans évoquer le financement.

- Concernant le plan de relance et la méthode employée, Nicolas Sarkozy a rappelé son choix de l'investissement plutôt que de l'aide à la consommation systématique. Affichant clairement l'intention de de ne pas augmenter l'endettement du pays par un fonctionnement accru,  mais bien de favoriser l'emploi créateur de richesses. et écartant, du coup, toute idée qui consisterait à renoncer à la suppression d'un fonctionnaire sur deux. Lié à ce sujet, le chef de l'État a évoqué la répartition des richesses. En parallèle également avec la proposition récente de Barack Obama aux États-Unis de fixer un salaire maximum pour les cadres et dirigeants des entreprises aidées par l'État. Concernant la France, Nicolas Sarkozy aimerait une meilleure répartition des recettes entre actionnaires, employé et investissement. Sinon, la manne financière concédée par l'État (c'est-à-dire le nombre des contribuables) servira à rémunérer des actionnaires qui auront comme première priorité d'accroître les licenciements pour accentuer leur profit...  Drôle de façon de remercier ceux qui les ont aidés (par leurs impôts) que de les mettre au chômage...
Le sujet est plus fondamental qu'il n'y paraît, car il s'agit réellement d'un choix politique. Alors que le président a été élu pour redonner du sens au travail, ne pas s'attaquer au problème de la répartition des profits reviendrai à acter en réalité une priorité à la spéculation plutôt qu'au travail. La spéculation doit être l'outil de l'enrichissement global. et non pas le travail outil global d'enrichissement de quelques spéculateurs...
En choisissant l'investissement par des grands travaux et une relance des projets des collectivités, même si cela crée des infrastructures (de l'actif), il n'empêche qu'à terme cela contribuera à augmenter la dette de notre pays. Aujourd'hui certains économistes vont jusqu'à évoquer un taux de 80 % de PIB comme endettement national en 2012 (un peu plus de 60 % actuellement)...

Pour conclure, en voulant montrer qu'il s'occupe de tout et qu'il maîtrise tous les dossiers, le président de la république a probablement provoqué partiellement l'effet contraire. Sur un sujet précis comme Gandrange ou plus global comme la gouvernance monétaire mondiale, il a, en réalité, surtout fait apparaître qu'il n'avait pas toutes les cartes en main et que les décisions sont plus collective et moins simples qu'il ne peut y paraître au premier abord.

En attendant, en proposant un Grenelle social le 18 février aux organisations syndicales, Nicolas Sarkozy a certainement réussi à reprendre la main face aux organisations syndicales qui exprimaient depuis plusieurs semaines avec force, soutenues par une grande majorité de Français, des inquiétudes justifiées pour l'avenir proche de chacun, dans sa vie familiale et professionnelle.

A l'issue de cette rencontre à l'Élysée du 18, il sera réellement possible d'évaluer si le président a pris toute la mesure de la difficulté ressentie et vécue par les Français, et accepte des choix rassurants et adaptés, ou si au contraire il demeure sur une ligne politique libérale dont on constate aujourd'hui aux États-Unis comme en Angleterre qu'elle ne constitue plus un modèle souhaitable ni viable.

29.01.2009

> Jeudi 29 janvier : un sentiment majoritaire d'injustice sociale

Manif.jpgCertaines mauvaises langues diront que les Français aujourd'hui en grève ou dans les manifestations ne sont pas les plus à plaindre. Cherchant ainsi à stigmatiser quelque catégorie soi-disant privilégiées alors que d'autres, au labeur, le seraient moins... C'est véhiculer une bien mauvaise image et prendre le risque d'une très grande incompréhension. Si les intitulés officiels déclinés par les organisations syndicales à l'origine de cette journée de grève et de manifestations sont la défense des salaires, des services publics, des retraites et du pouvoir d'achat, il n'est pas bien difficile néanmoins de comprendre que la véritable grogne exprimée par cette forte journée de mobilisation est surtout la crainte unanime d'une sortie de crise économique qui renforcerait les avantages des plus favorisés en s'appuyant (ce n'est hélas pas nouveau !) sur les bas salaires et des classes moyennes.

Malgré les manipulations médiatiques, personne n'est dupe : si le secteur privé est productif, c'est par ce que le secteur public lui permet de l'être : en maintenant les personnes en bonne santé, en leur offrant la formation et la qualification pour s'adapter aux modalités de travail, en entretenant la sécurité dans le pays, en permettant les déplacements, etc.

Les Français ne sont pas moins intelligents que les habitants des autres pays. Ce n'est pas la peine de (vouloir) leur faire croire que la réalité est très complexe et qu'ils ne pourront pas comprendre. Chacun a bien saisi aujourd'hui que nous sommes dans une situation économique difficile et qu'il faut se serrer les coudes. Simplement, il faut réellement toutes et tous se serrer les coudes et en particulier ceux qui essayent de donner la leçon et de renouveler des explications déjà 1000 fois entendues... Comment admettre que la redevance télé augmente, alors que dans le même temps les élus censés représenter le peuple au Sénat (pour ne citer que la partie émergée de l'iceberg) continuent à bénéficier d'avantages toujours plus importants ?  Comment comprendre qu'un secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports prévoit de se rendre pendant 10 jours en Polynésie pour "observer" la situation sportive locale, alors que le débat sur le travail le dimanche pour les salariés reste d'actualité ? Comment interpréter les milliards d'euros fournis (par l'État, donc nos impôts) aux banques et aux grandes entreprises, et malgré (grâce à ?) cela une prise d'intérêts continuée pour les actionnaires de ces mêmes banques et entreprises ?...

Aujourd'hui, plus personne n'ignore que la crise profonde dans laquelle nous nous trouvons provient de la spéculation exagérée au royaume de l'argent roi. Le président Sarkozy avait promis, lors de la campagne des dernières présidentielles, de redonner tout son sens et toute sa valeur au travail. Il l'a à nouveau répété il y a quelques jours devant les cadres de "son" parti politique. Or que constatons-nous dans les faits ? La spéculation est encouragée et continue à produire des bénéfices pour ceux qui en vivent déjà plutôt bien, alors que des wagons entiers de licenciements sont annoncés partout sur notre planète. C'est clairement la traduction contraire dans les faits de cette volonté de redonner une valeur au travail.

C'est sans doute cela le message le plus important des manifestations aujourd'hui : cette mise en garde ferme, adressée aux décideurs de notre pays, qui pourraient être tentés de vouloir retourner aux fantasmes chimériques de l'argent facile et de la spéculation. C'est cette nécessité qui est réaffirmée, selon laquelle il faut baser le système économique sur la valeur ajoutée produite par le travail (et donc par les travailleurs, n'ayons pas peur du mot !). Qu'on ne s'y trompe pas : le pouvoir appartient jusque-là à ceux qui détiennent l'argent. Les promesses de réformes du système capitaliste ne sont que des effets d'annonce en période de crise. Seule la pression populaire pourra faire évoluer cet état d'esprit et les tentations de poursuivre sur la lancée d'un système qui a tenu jusque-là. Être en grève et dans la rue aujourd'hui, c'est faire clairement passer le message à nos élus que nous avons droit aux fruits de notre travail. Et pas autre chose !

30.12.2008

> Meilleurs Voeux 2009

Voeux 2009.jpg

15.12.2008

> Pétition contre le travail du dimanche

petition.jpgSuite à l'article sur le débat "travail du dimanche", et transmis par des commerçants locaux, voici un texte "pétition" à transmettre aux députés locaux pour défendre le repos dominical :

TEXTE DE LA PETITION

Les signataires, de la présente pétition estiment que le repos dominical, au-delà du temps de repos, juste et nécessaire, est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, et spirituelle. Il permet à la société toute entière de se donner un temps de respiration, où production et consommation sont mis entre parenthèses, un moment collectif permettant l'ouverture de l'humain à sa dimension spirituelle. Face aux tenants d'un monde transformé en une immense galerie marchande aseptisée, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la caissière sous-payée, la famille explosée, nous affirmons que l'homme ne vit pas seulement de pain, et que nous voulons une société respectueuse de toutes les dimensions de l'être humain.

Adresses mails pour transmettre le message :
gcherpion@assemblee-nationale.fr
jjgaultier@assemblee-nationale.fr
mheinrich@assemblee-nationale.fr
fvannson@assemblee-nationale.fr

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