14.11.2008
> Une crise majeure et mondiale. Et demain ?
Au cas où vous ne le sauriez pas. A moins de vivre en ermite et sans aucun moyen de communication, personne n'ignore aujourd'hui que le système capitaliste traverse depuis plusieurs semaines une crise sans précédent. Cette crise, d'abord "virtuelle" et financière rejaillit progressivement sur l'économie réelle : Une récession (appelons les choses par leur nom) mondiale arrive.
Une crise durable. Le constat étant dressé, reste à essayer d'imaginer les perspectives et surtout les solutions. Pour cela il faut d'abord s'entendre sur le calendrier. La durée prévisible évoquée par la plupart des économistes serait d'un ou 2 ans. Ne nous leurons pas sur les effets "yoyo" des bourses mondiales qui ne sont qu'effets d'aubaine ponctuels et éphémères sans lien avec la vivacité et le dynamisme des entreprises concernées. Le postulat de la durée de la récession étant établi, on notera au passage la contradiction avec l'attitude de notre président de la république, annonçant quotidiennement un nouveau plan...
Un comportement mondial uni. Avant de lister les pistes de réflexion, on peut encore noter (comparativement à ce qui s'était passé, par exemple, en 1929) que les états ont apparemment choisi de présenter un front uni face à l'adversité : dans une économie mondialisée, la convergence entre les nations semble (pour l'instant) de mise dans la recherche de solutions.
Le pétrole baisse. On pourrait croire que le prix du pétrole régulièrement en baisse est une bonne nouvelle. En réalité, ce n'est qu'un palliatif provisoire (car les réserves ne sont pas éternelles). Et à coup sûr la preuve que la crise est bien réelle et profonde pour que cela affole à ce point le coût des matières premières.
Dans les entreprises. L'inquiétude est de mise. Surtout quand les liquidités se font rares ou plus chères : les entreprises peinent à investir, car les banques prêtent moins et plus difficilement. D'où un inévitable ralentissement de la production, de la consommation et donc des commandes... Le schéma classique qui amène des plans sociaux, voire des fermetures pures en simples d'entreprises. Les économistes évaluent entre 10 et 15% l'augmentation du chômage sur l'année à venir, résultant du ralentissement économique.
A l'échelle franco-française. L'étanchéité de notre économie un temps défendue par le gouvernement n'est plus qu'un lointain et malhonnête souvenir. Malheureusement ! En attendant des jours meilleurs, soyons conscients que le printemps 2009 devait voir fleurir les projets des collectivités locales sur le territoire, un an après le renouvellement des mandats municipaux et inter-communaux. L'argent se faisant plus rare et plus cher, seules les collectivités aux reins les plus solides persisteront. Et d'autres renonceront. Ce sont donc les PME locales qui à leur tour subiront les affres de la récession. Le rôle joué par les collectivités dans le remplissage du cahier de commande des PME n'est pas négligeable... Il y a donc, là aussi, lieu d'être inquiets.
Des conséquences sociétales ? Comme chacun sait, davantage de chômage, c'est plus d'innoccupation, de pauvreté et donc à terme de risques d'incivilité. C'est aussi plus d'individulalisme... Et parfois politiquement plus d'écoute des extrémistes de tous bords... Il est donc essentiel de proposer de nouveau horizons et de nouvelles bases économiques, plutôt que laisser poindre les mirages totalitaires dont on a pu constater les effets désastreux en d'autres temps.
La communication avec les citoyens. Actuellement, la crise reste une affaire d'initiés, avec un vocabulaire (et des montants financiers) difficilement compréhensible. Si on veut justement éviter une récession trop longue et des fauses vraies solutions, il convient dans l'urgence que les gouvernants fasse un travail pédagogique d'importance. D'abord, accepter d'expliquer avec des mots simples et abordables la situation actuelle. Sans se voiler la face. Ensuite indiquer pourquoi il y a des milliers de milliards pour sauver les banques et rien pour sauver la moindre entreprise. Enfin, revoir le calendrier des actions et priorités politiques urgentes : la privatisation de la poste est-elle une nécessité ? L'instauration officiellement volontaire du travail le dimanche va-t-il aider les plus démunis à surmonter les difficultés qu'ils vont rencontrer ?... Ne devrait-on pas plutôt concentrer les efforts sur (entre autres) les PME, composant majeur de l'activité économique dans notre pays.
22:27 Publié dans Economie - Finances | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
euh je crois qu'on écrit "ermite" Denis :-s
;-)
Ecrit par : raph | 15.11.2008
Oups !!! ;-)
Ecrit par : Denis | 15.11.2008
A moins que tu ne parles de Bernard, auquel cas c'est différent ! (oui je sais elle était facile...)
Ecrit par : raph | 15.11.2008
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