31.01.2009

> Amès Europe : tenter de redresser la barre !

europe_sas.jpgLa crise économico-financière déclinée tout au long de 2008 provoque de plus en plus de répercussions dans ce que les spécialistes appellent le monde réel, c'est-à-dire celui qui nous touche quotidiennement. Au-delà de l'inquiétude manifestée jeudi dernier, nous apprenons chaque jour les annonces de plans de licenciements massifs, dans de nombreux pays, et concernant des entreprises d'envergure internationale, considérées jusque-là sans risque. Depuis le début du mois de janvier, les mauvaises nouvelles se suivent à un rythme effréné dans le paysage textile vosgien. Dans notre commune, c'est plus particulièrement l'entreprise Amès Europe, spécialisée dans la confection et la teinture des tissus à destination de l'automobile, qui est sur la sellette.

Amès Europe a procédé au dépôt de son bilan le 22 janvier devant le tribunal de commerce d'Épinal. Celui-ci a prononcé la mise en redressement judiciaire de la société, en lui donnant six mois pour tenter d'assainir sa situation financière. Concrètement, l'entreprise est en cessation de paiement depuis le 23 janvier et ce sont une soixantaine d'emplois qui sont clairement menacés.

La fragilité du marché automobile actuellement n'est un secret pour personne. Et en conséquence tous les équipementiers et emplois indirectement liés à l'automobile sont davantage en danger que d'autres. Néanmoins, de là à soulever la question d'ici quelques mois de la fermeture pure et simple de notre entreprise locale, il y a un abîme que nous n'étions pas prêts à franchir.

Au-delà de l'existence pérenne ou non d'un cahier de commandes suffisamment rempli, permettant de dégager des marges financières viables, l'entreprise va sans doute se tourner aussi vers la municipalité pour solliciter provisoirement une exonération de ses charges locales. Voir une aide pour protéger l'emploi. Nous savons la volonté clairement affichée de l'actuelle majorité municipale de ne pas vouloir dépenser un sou de plus que nécessaire. Préoccupation certes légitime, mais qui va, dans le contexte morose que nous connaissons, trouver probablement ses limites. Evoquer l'argument des marges financières réduites liées aux dépenses de l'ancienne municipalité ne résoudra rien : détourner l'attention ne résout pas les difficultés. La seule question ayant véritablement un sens sera de savoir (et de constater), en l'état actuel des possibilités communales, quel choix sera fait face à l'alternative et à la réalité du moment. Il est clair qu'il s'agit d'un véritable choix politique. Probablement le premier vrai dossier de fond lourd que la majorité municipale aura à trancher prochainement...

Commentaires

beaucoup appris

Ecrit par : Nina_Tool | 20.09.2009

Ecrire un commentaire