28.06.2009
> Fumée de la chaufferie bois : marchands de peurs ou véritable préoccupation environnementale ?
Lors du dernier conseil, le résultat des études des fumées de la chaufferie bois a été présenté et débattu. Visiblement, il n'y a pas grand chose à dire : la chaufferie fonctionne correctement au regard des normes actuelles et des valeurs énoncées par l'installateur lors de l'achat. Reste que tout peut évoluer concernant ces normes (en particulier l'obligation un jour au l'autre d'installation de filtres performants -et donc probablement onéreux).
On peut quand même s'interroger sur l'approche du problème. Les élus de la majorité n'ont pas l'exclusivité de la préoccupation environnementale. Alors quitte à aborder ce sujet autant mettre tout ce qui pourrait amener à réfléchir sur la table et ne pas se cantonner à montrer d'un doigt inquisiteur la seule chaufferie bois :
- Quelle est la polution générée au quotidien par la N57 "2x2" qui traverse en son milieu notre commune ?
- Quelle est là polution générée au quotidien par la chaufferie bois du lycée malraux, bien plus ancienne et donc probablement aux rendements moins performants, et que la quasi totalité des enfants de Saint-Nabord cotoient pendant au moins 3 ans ?
- Quels sont les risques liés à l'implantation d'une antenne relais à proximité des terrains de sport et du lycée Malraux pour nos enfants et tous ceux qui pratiquent régulièrement des activités sportives dans ce secteur "limitrophe" de notre commune ?
- Quels sont les risques liés à l'existence de lignes haute-tension très proches d'habitations (alors que certaines étudent recommandent une distance d'au moins 300 mètres entre le moindre équipement de ce type et toute résidence) ?
A une saison où certains d'entre nous absorbent probablement plus de fumées devant leur barbecue (sans oublier celui qui en profitera pour allumer une cigarette par la même occasion !) qu'ils n'en recevront des émanations de la chaufferie bois du centre, on peut être sceptique sur le choix d'aborder (et à de très nombreuses reprises) le problème des pollutions de cette réalisation locale comme seul vecteur de risque sanitaire, sous cet angle très partial. Y aurait-il une volonté de véhiculer des peurs en profitant de l'opportunité pour rejetter à tout prix la faute à la municipalité précédente, plutôt que de vouloir véritablement s'attaquer à une problématique de santé publique sous tous ses aspects ?...
13:15 Publié dans Sécurité - Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2009
> Echos du conseil (Juin 2009)
Nous n'avions pas jugé utile de vous livrer nos impressions à l'issue du conseil du mois de mai, faute de temps, mais aussi parce que son contenu plutôt technique n'était sans doute pas des plus passionnants... D'autre part, l'actualité était plutôt en dehors des murs de la mairie : lancement du nouveau marché local du samedi matin, fête patronale, marche populaire, etc. Que de raisons de se réjouir et de profiter du début de l'été.
Il n'en est par contre et malheureusement pas de même ce mois-ci. Le conseil était réuni hier soir (jeudi 25/06) et se proposait, entre autres, de prendre des décisions concernant l'usage (ou non) du droit de préamption sur les terrain Romary (perspective de lotissement), et d'étudier le nouveau règlement des services périscolaires.
Ces 2 premiers points de l'ordre du jour ont longuement été débattus, mettant en évidence le mode de fonctionnement de la majorité municipale, uniquement basé sur la perspective d'économies budgétaires, dans une vision à court terme :
- Le choix de ne pas utiliser le droit de préampter est basé sur le seul argument de la dépense à prévoir en cas contraire sur le seul exercice budgétaire 2009. On oublie un peu vite que l'opération des Breuchottes (lotissement des Bleuets) a permis au final une plus value de 70 000 euros que nos élus sont bien heureux de trouver cette année sur le budget municipal... Une étude à plus long terme (projet pluriannuel) et un peu plus poussée (étude globale des coûts ainsi que des recettes potentiels) aurait sans doute été nécessaire avant toute décision.
- La décision d'augmenter très fortement les tarifs de la garderie (ajoutée à une augmentation du repas de cantine), dorénavant intégralement payante pour la moindre minute de présence, avec pour préoccupation d'offrir un service moins coûteux à la commune (mais davantage aux familles !) a sans doute été trop peu discutée et expliquée en amont de la décision. Il en résulte au final une décision donnant l'impression d'un débat partiel, où tous les arguments et surtout toutes les possibilités n'ont pas été évoqués.
Concernant ce point précis des services périscolaires, on pourrait par exemple s'interroger sur :
- Le choix d'un prestataire de Nancy pour les repas. Pourquoi la question n'a-t-elle pas fait l'objet d'une réflexion intercommunale (comme c'est le cas à d'autres endroits) ? Il faut préciser que l'arrêt de la prestation en place jusque là (via le lycée Camille Claudel de Remiremont) est une perspective connue depuis plusieurs mois. On peut s'étonner du relatif silence des élus jusque là sur le sujet, y compris dans les conseils d'école où c'est seulement dans les semaines écoulées que l'info est passée, mettant les parents devant le fait accompli, alors qu'ils sont les premiers concernés...
- Le choix de ne plus offrir aucune gratuité du jour au lendemain dans les services de garderie. Pourquoi ne pas s'être projeté sur 2 ou 3 ans et permettre ainsi une évolutions progressive du dispositif, évitant un "coup de massue" à des familles qui n'ont probablement pas besoin de cela, surtout dans le contexte socio-économique qu'on connaît en ces temps difficiles pour beaucoup.
- La systématisation d'un dispositif relativement rigide d'organisation du système, où les familles doivent une semaine à l'avance déterminer à quel horaire et quels jours leurs enfants seront présents à la cantine et à la garderie. Pour le coup, il est probable que, là où le système des tickets en vigueur par le passé permettait une souplesse pour les usagers et une gestion relativement simple en temps pour la mairie, il n'en sera plus vraiment de même. D'autant que faute de prévenir la veille d'une modification, les familles se verront facturer la prestation, que leur enfants soit présent ou non...
- L'absence de réflexion sur la possibilité (ou non) de distinguer dans le traitement (et donc le tarif) les familles avec ou sans emploi. Pour les uns le recours à la cantine et à la garderie est sans doute plus obligatoire que pour d'autres.
- L'instauration (et de façon très modeste) d'un tarif moins onéreux pour le seul 3è enfant. Pourquoi ne pas s'interroger sur la possibilité, par exemple, d'une remise de 25% pour 2 enfants et de 50% pour 3 et plus ?
- La mise en place d'un tarif variable selon le moment de la journée pour la garderie. Pourquoi aucune proposition du style "50 cts par heure" pour une démarche beaucoup plus "lisible" par tous ?...
Il résulte de tout ceci une légitime colère des représentants de parents qui ont l'impression de ne pas avoir pu s'exprimer dans le débat. Il ne s'agit pas de vouloir instaurer du "tout gratuit". Chacun est bien conscient que chaque service a un coût pour la collectivité. Mais il s'agit plutôt de se mettre autour d'une table pour dialoguer et ouvrir le débat, pour avancer ensemble vers un juste compromis. On en est loin !
Il est d'ailleurs intéressant de noter des "abstention" ou "contre" (8 au total) au moment du vote, y compris dans la majorité, et comme par hasard du côté des élus ayant des enfants scolarisés... Pour nous, si les contingences budgétaires doivent être une préoccupation quotidienne, il n'en demeure pas moins que cela doit constituer un outil et non pas une fin en soi. Avec la maîtrise de cet outil, les élus devraient chercher à conduire les habitants et la commune vers un projet de vie en cohésion, où chacun trouve sa place, dans le dialogue et dans un esprit de rassemblement. On aurait plutôt l'impression que c'est la division qui s'instaure progressivement, sans solidarité intergénérationnelle, risquant pas la même de rendre notre commune moins attractive à l'avenir, et en particulier pour les jeunes ménages : augmentation des tarifs des services périscolaires, diminution annoncée des subventions aux associations, disparition de proposition d'occupations à moindre coût pour les "ados" durant les vacances estivales, etc... Notre commune, où chacun s'accordait à reconnaître qu'il faisait bon vivre jusqu'à présent, ne doit pas s'enfermer dans un replis sur soi qui la condamnerait, mais au contraire s'ouvrir aux autres et retrouver le chemin d'une attractivité qui a fait notre réputation, en proposant des services et des prestations solidaires et généreux.
19:16 Publié dans Conseils Municipaux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.06.2009
> La CGPME des Vosges lance le dispositif « Inno-PME »
La CGPME des Vosges vient de lancer le dispositif d'accompagnement « Inno-PME » auprès de 1 000 TPE-PME (soit 20 000 salariés). Pour les amener à innover, la CGPME se propose de les sensibiliser à l'export, aux ressources humaines, aux partenariats, à l'innovation, leur permettre d'identifier les ressources adaptées à leurs besoins, accompagner celles qui le souhaitent dans un processus de développement et créer un réseau d'experts prêts à collaborer en ce sens. Le premier objectif consiste à accompagner 50 entreprises dans la mise en œuvre de nouveaux projets en 2009.
Dans notre département, les TPE-PME indépendantes représentent plus de 9 établissements sur dix et près de 60 % de l'emploi total marchand (d'après l'Insee). Elles relèvent surtout de trois secteurs : métallurgie-plasturgie, bois-ameublement-papier et textile.
TROIS PHASES
Élaboré depuis deux ans avec des enseignants et des élèves ingénieurs de l'ENSGSI, le dispositif 'Inno-PME' déclenché le mois dernier comprend trois étapes : « Inno-Guide », « Inno-Explorer » et « Inno-Sphère ». Dans un premier temps, les PME-TPE ciblées se voient adresser un « auto-diagnostic », ainsi qu'un support de réflexion pour le remplir (‘Inno-guide') : leurs dirigeants sont ainsi invités à effectuer leur propre « plan d'actions ».
Dans un deuxième temps, « les chargés de mission de la CGPME contactent les entreprises par téléphone et leur proposent un diagnostic global d'une demi-journée afin d'aller repérer sur place leurs besoins réels. Sur la première vague de 300 auto-diagnostics adressés, 15 entretiens 'diagnostic' ont été effectués, 19 autres étant programmés (sur un objectif de 100 fixé au départ).
A titre d'exemple, cela a permis à une entreprise spécialisée dans la mécanique et la logistique fragilisée d'identifier 4 axes de développement, notamment sur la partie commerciale et la R&D. Une autre TPE spécialisée dans les systèmes d'information a été soutenue pour l'élaboration de ses fiches de postes, dans le cadre de ses deux nouveaux recrutements. Le cas échéant, les pistes de développement identifiées entraînent des propositions d'accompagnement par un expert-partenaire.
« INNO-SPHÈRE »
Troisième étape : les entreprises volontaires pourront recourir à la plate-forme virtuelle ‘Inno-sphère' pour être accompagnés par la vingtaine de partenaires pressentis. Cette interface, opérationnelle à partir de septembre, devrait faciliter la gestion de 5 à 10 projets par mois en rythme de croisière.
Sur cette plate-forme, les chargés de mission du dispositif déposeront les propositions d'accompagnement réalisées auprès des entreprises. Alertés par un système de mots-clés, « les experts » partenaires pourront les consulter et adresser leurs conseils sous forme de comptes-rendus partagés. La CGPME 88 espère que la démarche sera efficace et reconnue. Elle envisage d'étendre le dispositif à la région Lorraine.
22:08 Publié dans Economie - Finances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
> Concours européen EDEN : les Vosges du Nord primées
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, a désigné, lundi 8 juin 2009, la destination française lauréate du concours européen EDEN. Il a également primé quatre autres destinations dans le cadre de l’appel à projets Eden initié par la Commission européenne. Il présidera le 25 juin 2009 la cérémonie de remise des prix pour les lauréats français.
Le concours Eden, qui distingue une destination touristique d’excellence dans chacun des 22 pays européens participants, permet aux lauréats de :
- bénéficier de la réalisation d’un film promotionnel présentant le lauréat 2009 ;
- profiter des supports de communication de la Commission européenne et des partenaires du concours (lettres d’informations, presse, communication sur le site Internet de l’Union européenne, et les sites visiteurope.com, franceguide.com, etc.) ;
- faire partie du réseau européen des destinations touristiques d’excellence avec, notamment, l’échange de bonnes pratiques ;
- participer en 2009 aux remises officielles des prix : à Paris pour la remise nationale et à Bruxelles pour la cérémonie européenne.
Pour la destination touristique lauréate, ce concours est également une manière de valoriser et de promouvoir ses savoir-faire à une échelle nationale et européenne et de favoriser la création ou le maintien d’emplois.
Le jury a désigné la destination d’excellence 2009 : le Parc naturel régional des Vosges du Nord.
Les quatre autres destinations primées sont :
- "Pays des vallées d’Aure et du Louron", candidature portée par le syndicat mixte des vallées d’Aure et du Louron dans le département des Hautes-Pyrénées ;
- "Pays du Coquelicot - Etangs de la vallée de la Haute-Somme", candidature portée par la communauté de communes du Pays du Coquelicot dans le département de la Somme ;
- "Village de Turquant", candidature portée par la commune de Turquant dans le département du Maine-et-Loire ;
- "Le lac du Der", candidature portée par le syndicat mixte du Der dans les départements de la Marne et Haute-Marne.
Les destinations candidates ont notamment répondu aux critères d’éligibilité et de sélection proposés par la Commission européenne :
- être une destination touristique bénéficiant de la présence ou de la proximité d’un espace protégé défini comme tel par les différentes législations ;
- justifier de l’existence d’un programme d’actions engagé en faveur d’un tourisme durable depuis moins de dix ans et prouver une croissance modérée mais continue de sa fréquentation ;
- gérer une offre touristique viable en partenariat avec les acteurs locaux dans une perspective de développement social et économique.
Grâce au caractère pilote de ses activités touristiques durables et à ses efforts de partenariat transfrontalier, le Parc naturel régional des Vosges du Nord a conquis le jury, qui a estimé devoir soutenir et encourager prioritairement une destination située dans une zone géographique en quête de reconnaissance.
Il convient de souligner, par ailleurs, que ce concours a suscité un vif intérêt auprès d’une trentaine de destinations candidates, métropolitaines et ultra-marines, parmi lesquelles onze remplissaient les conditions pour concourir devant le jury national. Celles-ci présentaient toutes des caractéristiques tout à fait dignes d’intérêt :
- "Monts et marches de Normandie et du Maine" présenté par le parc naturel régional de Normandie-Maine dans les départements de l’Orne, de la Manche de la Sarthe et de la Mayenne ;
- "Les Pôles Nature de Charente-Maritime" présentés par le conseil général ;
- "Le grand site naturel de Ploumanac’h" présenté par la commune de Perros-Guirec dans le département des côtes d’Armor ;
- "Marais du Vigueirat", porté par les amis des marais du Vigueirat, dans le département des Bouches-du-Rhône ;
- "Côtes Landes Nature" présenté par la communauté de communes de Castets, dans le département des Landes ;
- "Réhabilitation de l’Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay" présentée par la communauté de communes, dans le département de la Haute-Loire.
Au niveau européen, le lauréat national, ainsi que les quatre destinations primées, bénéficiera d’une action de promotion spécifique de la part de la Commission européenne, et notamment d’une mise en réseau d’échanges européens et sera distingué, à l’instar des autres destinations européennes, comme destination d’excellence française lors d’une cérémonie officielle le 8 octobre prochain à Bruxelles.
21:52 Publié dans Actualité - Civisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


