19.09.2009
> Vigilance Antenne : vers une action en justice contre Orange
Depuis plus de 2 ans, une antenne de téléphonie mobile trône dans un des endroits les plus fréquentés des Vosges, sur un terrain communal romarimontain, au lieu-dit Béchamp. A proximité se retrouvent quotidiennement près de 2000 personnes : des enfants d'abord (lycéens du lycée André Malraux), des habitants riverains, les personnels du lycée, les fidèles de la mosquée (à peine à 100m), sans parler des sportifs qui viennent au stade, et des personnes qui travaillent ou sont clients de la récente zone industrielle intercommunale toute proche.
Depuis l'été 2007, Stéphane Garber, enseignant au lycée, a pris l'initiative de fonder une association de "vigilance", face aux risque que pouvaient représenter l'implantation. Rappelons que celle-ci s'est effectuée en catimini, et sans aucune concertation ni information des personnes fréquentant le site. Chacun s'est retrouvé devant le fait accompli...
Aujourd'hui, face à des études menées par les opérateurs eux-mêmes (ou par des sociétés en dépendant), nul ne peut affirmer qu'il n'y a pas de danger. Pire : des riverains commencent à signaler des troubles récurrents (sommeil), inexistant avant l'implantation et qu'aucune autre explication que le présence de l'antenne ne peut justifier.
Devant le silence de l'opérateur lors de démarches amiables initiées par l'association "Vigilance Antenne", l'association n'a donc d'autre choix que de recueillir les demandes de plaignants (parents d'élèves, personnels du lycée, riverains, fidèles de la mosquée...). Et c'est donc bien un dépôt de plainte qui est envisagé pour les jours qui viennent, sur l'argument du principe de précaution. L'affaire a été confiée à Maître Gérard Welzer, avocat renommé, en charge de monter la procédure.
Une réunion des plaignants était organisée ce vendredi à Remiremont, en présence de l'avocat et de la presse locale, pour permettre à chacun de bien mesurer les conditions et les enjeux.
Signalons également que François Vannson, député de la circonscription, a été sensibilisé par la démarche et avait, il y a quelques temps, déposé une question parlementaire sur le sujet.
La procédure devrait s'étaler sur plusieurs mois, voire une année, avant que la démolition de l'antenne ne soit une réalité (en cas de jugement favorable, ce qui est plausible, au vu d'autres jugements rendus jusque là).
Pour Maître Welzer, il ne s'agit nullement d'un combat rétrograde, mais bien de la volonté de concilier modernité et santé publique. Un débat qui n'est pas sans en rappeler un autre dont il avait également été à l'origine dans la région : celui de l'amiante...
Dossier à suivre donc...
20:21 Publié dans Actualité - Civisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Il faut être prudent sur ce sujet...
Ecrit par : Desigual | 20.09.2009
Je soutiens tout à fait cette action, d'autant plus que mon petit-fils est gardé par une nourrice habitant une maison très très proche de cette antenne ! Je pense que cette antenne, comme toutes les autres, est une bombe à retardement pour la santé future des riverains.
Ecrit par : Claude Valroff | 22.09.2009
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