27.09.2009
> Echos du conseil : contenus plus denses qu'annoncés (septembre 2009)
Le conseil municipal de rentrée s'est donc finalement tenu ce jeudi 24 septembre. Si initialement l'ordre du jour pouvait sembler léger, au final, et après ajout de 4 points, des discussions ont bien eu lieu. Si l'objet de certains débats demeure incompréhensible pour les spectateurs présents, et auraient probablement pu (du ?) être épargnés, au moins sous la forme discutée (frais kilométriques de l'employée supplémentaire du centre de loisirs estival / cadeau de départ en retraite), il n'en demeure pas moins qu'au moins 5 autres points de l'ordre du jour définitif relèvent véritablement d'une réunion de conseil digne de ce nom. Explications.
1/ SIVOM. Parmi les missions déléguées au SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples de l'Agglomération Romarimontaine auquel Saint-Nabord adhère), se trouve celle du traitement des boues de la station d'épuration communale. Arrivant à terme, une nouvelle convention se devait d'être signée pour assurer la continuité du service. C'est la Lyonnaise des Eaux qui conserve le marché, non sans revoir le tarif de ses prestations à la baisse, assurant une dépense moindre de 100 000 euros aux usagers (déduction effectuée de recettes également moindres en raison d'une baisse des subventions accordées pour la prestation). D'autre part, pour répondre à des préoccupations environnementales, il n'y aura plus que 50% des boues qui seront traitées par épendage. L'autre moitié sera utilisée comme cobustible par la papetterie de Golbey.
Nous constatons avec satisfaction que la démarche communautaire peut aboutir (pour peu qu'on s'occupe véritablement de l'intérêt général) à la fois à de moindre dépenses et en même temps à la prise en compte d'aspirations environnementales bien légitimes.
2/ SMDEV. Pour ce point, il est encore question de syndicat. En l'occurrence, le Syndicat Mixte Départemental d’Électricité des Vosges, qui, d'une part, souhaitait recevoir l'accord de ses membres (donc, entre autres, du conseil de Saint-Nabord) pour augmenter ses compétences en élargissant ses prestations à celle de l'éclairage public. Et d'autre part, sous réserve de réponse positive à la 1è question, interrogeait notre commune pour savoir si elle même souhaitait souscrire à l'option nouvelle. L'unanimité des votes a répondu favorablement à la possibilité d'élargissement de principe. Par contre, la même unanimité s'est opposée à la délégation nous concernant pour cette compétence nouvelle. Et ceci est entièrement justifié, même si tous les aspects de la question (navoiriaude) n'ont probablement pas été abordés par les conseillers présents. D'abord, rappelons qu'à ce jour, l'entretien est sous-traité. Le tarif (30 000 euros / an) n'exclut pas de s'interroger sur l'opportunité d'un retour à un traitement interne (régie municipale). Hypothèse aujourd'hui envisagée. D'autre part, l'état même de notre "parc" communal est excellent. Il y a certes de l'entretien. Mais le diagnostic est récent (2 ans). Et des travaux ont déjà été effectués depuis pour améliorer le fonctionnement ou remettre à jour ce qui le nécessitait. Autrement dit, en acceptant la délégation de la compétence, nous aurions probablement payé pour d'autres communes sans diagnostic à ce jour et ayant des parc d'éclairage en bien piètre état. Il s'agit donc bien, pour l'instant, d'une sage décision. Par contre, et comme toute décision de ce type, elle ne doit pas être "définitivement définitive". En d'autre termes, et avec de possibles évolutions reglementaires des types de collectivités pouvant (ou non) bénéficier de subventions, la question méritera probablement d'être reposée un jour futur où d'importants travaux seront incontournables pour Saint-Nabord. En effet, rien ne garantit aujourd'hui que d'ici quelques temps, le SMDEV et/ou les communautés de communes ne seront pas les seules pouvant se faire aider pour ce type de travaux de fonctionnement... La problématique a d'ailleurs été plus ou moins évoquée : certains conseillers s'interrogeant (à juste titre) sur l'absence de délégation de cette mission d'éclairage public au niveau intercommunal...
3/ Sécurisation à Rouveroye. Le projet date de plusieurs années (2006), mais n'avait pas été concrétisé jusque là. Il s'agit de revoir l'aménagement (et les abords) de la départementale D3 à Rouveroye (entre l'échangeur de la 2x2 accédant à Fallières et l'entrée du hameau). L'augmentation du trafic sur ce secteur (entreprises / déchetterie / résidants plus nombreux à Saint-Nabord et à Bellefontaine...) rendent la circulation plus dangereuse sur cette portion de route, en raison d'une faible visiblité et de la présence de plusieurs carrefours. Remiremont serait maître d'oeuvre (la route délimitant les limites des 2 communes de chaque côté). Le Conseil Général se propose de financer l'étude préalable. Et le bitume (si le projet voit le jour). Les dépenses restantes seraient à la charge des 2 communes, pour moitié chacune. Le vote intervenu en conseil n'était destiné qu'à autoriser l'étude préalable. La décision de réalisation devant intervenir ultérieurement, une fois les conclusions de la fameuse étude connues. A ce jour, on peut simplement évoquer le coût estimé lors de l'étude "2006" (300 000 euros), et indiquer que le projet alors proposé n'est plus réaliste pour diverses raisons (largeur et aménagements de voirie pour permettre le passage des convois exceptionnels des entreprises locales / problématique de l'arrêt de bus scolaire / prise en compte des 2 carrefours...). D'autre part, il serait normal de solliciter également l'intercommunalité, en charge de la déchetterie et par conséquent passant fréquement sur cette route.
De notre côté, nous sommes un peu restés sur notre faim lors des débat de ce point de l'ordre du jour. D'abord, est-ce le seul tronçon de notre commune à être devenu dangereux, au fur et à mesure du temps, et résultant d'une augmentation du traffic et de l'évolution de ceux empruntant les routes concernées ? Quelle que soit la réponse, et en particulier si d'autres lieux méritent l'attention des élus, il nous paraîtrait choquant de ne pas s'inscrire dans une logique globale en envisageant (au moins à moyen terme) une projection des lieux et des priorités (dans le temps) en résultant. Ensuite, l'absence de débat sur le montant prévisible (et donc la facture pour la commune -et ses habitants) est surprenante, surtout de la part d'une majorité municipale dont l'économie "à tout prix" est le leitmotiv... Alors qu'on renonce aux récompenses pour les illuminations de Noël individuelles (quelques centaines d'euros tout au plus), aucun élu ne semble interpellé par une dépense imprévue de plusieurs centaines... de milliers.. d'euros. Surprenant, non ? Sur le fond, maintenant (et c'est peut-être ce qui explique l'impression de ne pas coller à la démarche habituelle de la majorité municipale), a-t-on vraiment "la main" pour décider si les travaux se feront ou pas ? Dit autrement, observons la situation un peu plus attentivement : les routes départementales (c'en est une) appartiennent maintenant au département. Donc quelque part, il est logique que le Conseil Général prenne en charge l'étude et les travaux de "bitume". Il ne s'agit pas d'une "générosité à ne pas manquer" comme cela a pu être évoqué... D'autant que Remiremont prévoit depuis 2006 de lancer les travaux (montant inscrit -et reporté- chaque année à leur budget)... Résumons-nous : Si notre analyse est cohérente, le Conseil Général, avec ou sans l'aval de Saint-Nabord, pourrait décider de rénover la voirie. Et en même temps de mettre la commune de Remiremont "dans le coup" pour l'aménagement des bords de la chaussée (sur le côté qui concerne cette commune), via un groupement de commande, comme cela se pratique souvent... Quelle marge de manoeuvre resterait-il alors à notre commune ?... Tout simplement à remettre en état les laisons (bords de route et réseaux) nous incombant, et complètement à nos frais... Sans parler des carrefours qui joignent des portions de routes communales navoiriaudes...
4/ Training Club Canin. Finalement, comme nous le souhaitions dans un précédent article, la problématique du club house du TCC a été ajouté à l'ordre du jour en début de séance. Il a été décidé à l'unanimité de dénoncer la convention passée avec l'association pour une nouvelle moins contraignante. En attendant, la décision concernant le club house n'est pas prise. Mais c'est un premier pas et la preuve que nos élus se préoccupent de la décision. Ce qui est plutôt une bonne chose.
Hasard des "grands esprits qui se rencontrent" ?... Nous n'y croyons pas vraiment. Nous y voyons plutôt une confirmation que les élus viennent visiter notre blog (ce que nous apprécions à sa juste valeur) et considèrent probablement nos interrogations et suggestions avec attention. De notre côté, aucune volonté de revendiquer une quelconque "paternité" sur le (ou les) sujet(s) repris. Bien au contraire ! Nous y trouvons la satisfaction de constater qu'il est possible d'emettre des avis et de proposer des pistes de réflexions locales, sur des sujets préoccupant les navoiriauds, bien que nous ne disposions d'aucun représentant au conseil pour emettre directement les diverses propositions et questions soulevées sur ce site. Ceci nous confirme nos pratiques depuis la création du blog "ICN" : observer, commenter et proposer, en toute indépendance et sans jugement a priori. Bref, un lieu d'échange démocratique et citoyen.
5/ Parcours VTT. Le Pays d'Epinal demande la possibilité d'utiliser un tronçon de chemin (quelques centaines de mètres) pour aménager et "marquer" un parcours VTT dans la forêt navoiriaude, entre Pouxeux et Raon aux Bois. Le conseil a émis un certain nombre de réserves sur la nature du parcours envisagé (touristique et non pas professionnel / problème de la source d'eau qui traverse le tronçon concerné...). Mais c'est finalement un accord qui est ressorti des débats.
18:19 Publié dans Conseils Municipaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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