25.10.2009
> Sécurité routière : accidents en hausse.
Ces dernières semaines, de bien mauvaises statistiques ont été publiées concernant l'évolution annuelle de la sécurité routière dans notre département : nombre d'accidents (et donc de décès) en hausse : 25 tués, 272 blessés et 220 accidents rien que pour 2009. Et la comparaison avec les autres départements confirme la mauvaise impression : là où les jeunes de 15 à 24 ans sont impliqués à 26,8% au niveau national, ils le sont à 44% dans les accidents vosgiens de la route. 31% de "2 roues motorisées" chez nous (20,3% en moyenne nationale). 25% des accidents mortels ont une origine dans l'abus d'alcool au niveau départemental (contre 10% en France). Enfin (pour l'aspect "chiffré" du sujet), la vitesse excessive est à l'origine de 58% des accidents mortels dans les Vosges (50% en moyenne nationale).
Il y a donc urgence à prendre ce problème à bras le corps. Et le préfet Dominique Sorain, arrivé depuis peu à Epinal, l'a bien compris, le plaçant dans les priorités de ses missions locales. Un Document Général d'Orientation de sécurité routière (DGO) a d'ailleurs été élaboré, pour lancer une dynamique commune et où tous les interlocuteurs pourront s'impliquer (collectivités / écoles / forces de l'ordre...). Ce document reprend 4 enjeux nationaux ( les jeunes / les 2 roues motorisées / alcool et substances addictives / vitesse). S'y ajoutent deux enjeux plus locaux (obstacles latéraux / poids lourds).
A notre niveau, nous ne pouvons qu'approuver la démarche. Ce qui ne nous empêche pas d'observer la réalité de nos routes navoiriaudes. En premier lieu la "2x2" qui traverse notre commune. Là aussi, les statistiques sont malheureusement éloquentes : il est bien rare qu'une semaine se passe sans qu'un accident n'y soit constaté. Fort heureusement, il ne s'agit le plus souvent que de tôle froissée. Mais les faits sont là. Et sans parler des autres voiries où les accidents sont également constatés.
Même si toutes les voiries qui desservent Saint-Nabord ne sont pas exclusivement de la responsabilité communale, il serait néanmoins intéressant de se saisir du sujet (communal, voire -sans doute plus conséquent- au niveau inter-communal) pour établir un projet de réflexion cohérent et concerté sur cette problématique. Cela pourrait déboucher sur une planification de travaux à effectuer dans l'urgence, de décisions (ou demandes lorsque le choix ne relève pas de notre compétence) de demandes d'évolutions des vitesses autorisées, etc. Si nous reprenons l'exemple de la 2x2, pourquoi ne pas réfléchir à une limitation à 100 km/h dans la traversée de Saint-Nabord (au moins par temps de pluie), à une signalisation accrue des virages où ont lieu le plus fréquemment les accidents ?... Autant de pistes de réflexions collégiales dont nous espérons que nos élus auront à coeur de se préoccuper, car ils concernent la vie quotidienne de nombreuses familles navoiriaudes.
12:41 Publié dans Sécurité - Santé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.10.2009
> Le SLEC recrute pour encadrer les jeunes
17:45 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2009
> Quelle école pour nos enfants ?
Il y a environ 35 ans l'école de la République changeait radicalement de logique : les réformes "Haby" (du nom du ministre de l'époque) constituent la date retenue par l'Histoire pour l'évolution d'une école jusque là "élitiste" dorénavant en marche vers sa "massification" (100% des jeunes socilarisés jusque 16 ans -au moins- dans des locaux communs, école puis collège). A ce moment là, beaucoup ont imaginé que tripler ou quadrupler le nombre de jeunes allant ensemble au delà du "certif" allait permettre d'accéder à l'excellence éducative... La réalité aujourd'hui nous montre qu'ils se sont bel et bien leurrés et ont un peu trop vite oublié que la vérité s'établirait autour du "rapport de force" entre ceux qui accédaient aux savoirs jusque là et ceux qui allaient désormais y accéder : à 1 contre 4, peu de chance que ce ne soit pas les 4 qui imposent leurs repères, plutôt que l'élite des générations précédentes... Ce que chacun appelle "la baisse de niveau"... Il n'en fallait par ailleurs pas davantage pour que progressivement l'école, auparavant en marge des maux de la société, ne devienne un condensé de la société elle-même ; la massification a débouché sur l'évident constat actuel des difficultés qui gangrènent l'école : violences, incivilités, absence d'envie, fracture sociale, rapport à l'argent, etc...
Faut-il pour autant renoncer au généreux modèle, d'autant que celui-ci a un coût pour nous tous (1er budget de l'Etat) ? Assurément NON ! Avant d'aborder les pistes et les objectifs, on doit admettre comme postulat que nous ne revivrons pas l'époque "bénie" (si tant soit qu'elle le fut) des hussards noirs de la 3è République. La réalité de l'école aujourd'hui, c'est que la grande majorité des élèves n'est pas motivée pour y venir. Et donc se désintéresse des savoirs transmis. Plusieurs raisons expliquent ce constat. D'abord la difficulté des parents (majoritairement isolés ou en famille "recomposée") de donner un "rythme" et des repères besogneux, une exigence de régularité, à leur progéniture, en particulier lors de garde partagée. Ensuite une situation économique où l'école a du mal à jouer son rôle d'ascenceur social. Jusque dans les années 80, l'école permettait "raisonnablement" d'envisager construire une vie meilleure que celle de ses aînés. Est-ce toujours le cas (Et qu'entend-on aujourd'hui par vie meilleure ?...) ?... Sans doute pas. Et puis ce dernier aspect se mélange souvent à la fausse réalité selon laquelle le diplôme ne serait pas (plus ?) un facilitateur d'insertion professionnelle. Il nous faut ici rétablir la vérité pour cet aspect du problème : si avoir un diplôme ne garantit pas systématiquement et immédiatement contrat de travail et salaire, on peut par contre être assuré qu'entre un diplômé et un jeune sans qualification, le premier entrera plus rapidement et à meilleure salaire dans la vie active que le second...
Quelque part, on pourrait résumer tout ceci en disant qu'aujourd'hui, majoritairement, dans la société, on n'a plus confiance en l'école laïque et républicaine pour remplir le "contrat scolaire" et assurer la mission qui lui est dévolue : former, éduquer et qualifier. D'autant que le couple gagnant "travail-réussite" est mis à mal fréquemment (voire davantage), confirmé par les loisirs livrés "clé en main" où, via la fructueuse télé-réalité, des sommes faramineuses sont mises en jeu pour récompenser plus souvent l'oisiveté et la "stratégie" plutôt que l'ouvrage et le labeur. Quel jeune ne rêve pas en voyant 15 ou 20 post adolescents vulgaires, ne parvenant pas à juxtaposer 2 phrases sensées, construites et cohérentes, rencontrer le succès et gagner plusieurs dizaines (centaines) de milliers d'euros ? Alors que pendant ce temps, celui qui se lève chaque matin pour travailler peine à payer son loyer et sa nourriture. Et voit son pouvoir d'achat fondre comme neige au soleil...
Certes le Président de la République annonce, via la réforme des lycées, qu'il ne suffira pas d'être bien né pour réussir. Mais quelle traduction dans les faits ? Il y a urgence à prendre conscience d'un nécessaire changement profond des valeurs (et des actes) qui forment notre "contrat social", qu'il soit affiché ou non-dit. A quand le mérite récompensé plutôt que le paraître ? A quand une société capable de "remettre son métier 100 fois sur l'ouvrage" plutôt que récompenser au quotidien le superficiel (et donc l'éphémère et le "bâclé") ? Notre société aujourd'hui mondialisée doit impérativement parvenir à redonner du sens et de la démarche collective à ses modèles. Surtout s'ils doivent être durables... C'est par cette évolution profonde que le comportement de chacun retrouvera des automatismes positivement valorisants. C'est par ce changement des références individuelles et collectives que l'école pourra redevenir une véritable outil sociétal de construction au service de tous. Bien éloigné de la récompense fiduciaire un temps évoquée par la seule présence (d'ailleurs en aucun cas synonyme d'investissement pour s'approprier les savoirs enseignés).
La synthèse et la conclusion s'imposent d'elles-mêmes : c'est parce que la société parviendra (ou non) à se renouveler dans ses concepts et ses pratiques que l'écoles retrouvera sa place et sa légitimité premières...
15:05 Publié dans Scolarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2009
> Impôts locaux : quelles perspectives ?
Cette semaine, la 2è partie de nos impôts locaux (taxe d'habitation / redevance TV) est arrivée dans nos boîtes aux lettres. Comme annoncé un peu partout, malheureusement, pas de miracle pour notre porte-monnaie à cette occasion : le taux communal reste stable, mais par le jeu de l'augmentation des bases, chaque foyer paie davantage. Le taux intercommunal prend 0,17%, et se cumule avec la même évolution des bases pour une augmentation finale (en pourcentage) souvent à 2 chiffres. La fiscalité départementale, dans une moindre mesure, suit le même type d'évolution : + 0,61% pour le taux et au final une augmentation supérieure à 5%... Une fois de plus et malgré les promesses, l'impression d'être pris pour les vaches à lait du système, toujours bons pour payer davantage sans forcément constater au quotidien d'évolution positive en retour de cet "investissement contribuable obligatoire" annuel...
Au delà de la réaction individuelle toute légitime, on doit s'interroger sur l'avenir de la fiscalité : entre l'endettement record de l'Etat (qui parallèlement transfert de plus en plus de missions aux collectivités locales), et les augmentations avérées sur toutes nos factures d'impôts locaux, où va-t-on ?... On nous annonce la fin de la taxe professionnelle (pour les entreprises) d'ici 2011. Chacun sait que cet impôt constitue une des ressources les plus importantes des communes et communautés de communes (si ce n'est la plus importante). Certes, cet impôt était relativement injuste, puisque taxant l'investissement des entreprises, de par son mode de calcul. Certes, l'Etat promet une compensation par une nouvelle taxe (Cotisation Economique Territoriale), ainsi qu'un transfert de ressources (jusque là uniquement touchées par l'Etat). Mais alors de deux choses l'une : ou bien le transfert se pérénnise, impliquant une nouvelle baisse des ressources au niveau national (et donc une nouvelle augmentation de l'endettement public, dont il faudra bien, soit dit en passant, se préoccuper un jour sérieusement). Ou bien cette promesse de transfert n'est que provisoire, et alors ce seront les contribuables qui, d'une manière ou d'une autre, feront les frais de cette baisse des ressources locales (davantage d'impôts / baisse de la qualité des services / voire les 2 cumulés)... Et tout ceci sans forcément offrir de garantie pour une meilleure santé globale de nos entreprises. Regardons, par exemple, le résultat de la baisse de la TVA dans la restauration. A de trop rares exceptions, cela n'a pas impacté tant de créations d'emploi qu'espéré... Voire aucun... On admettra toutefois que pour certains établissements, cela a permis, en période de crise économique (et donc de moindre fréquentation), de se tirer d'une mauvaise passe financière... Mais pour combien de temps ?...
Pour en revenir à notre sujet fiscal initial, ce rapide diagnostic invite chacun à réfléchir à d'autres types de solutions qui, au niveau des collectivités (et donc des contribuables), faute d'aboutir à des baisses (ne rêvons pas !), pourraient tout au moins permettre une stabilité des factures. Et à défaut des augmentations inférieures (pour la totalité de la facture des ménages) à l'augmentation annuelle constatée du coût de la vie (ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui). Il n'y a pas 50 solutions, et les belles promesses de lendemains meilleurs n'y changeront rien : il y a urgence à regrouper et optimiser la gestion des communes et des communautés de communes d'une part. Et regrouper et optimiser la gestion des départements et de la région d'autre part. Car à l'intérieur du "1000 feuilles" administratif territorial actuel, le contribuable est sollicité à chaque niveau. Nous sommes tous attachés à notre commune et à notre département. Cela ne fait aucun doute ! Mais nous voyons bien aujourd'hui que cette double préoccupation historique a un coût de plus en plus imsupportable pour chacun, alors que dans le même temps, faute de fonctionnement simple, la communauté de commune s'enlise ou se fourvoit dans des projets loin d'êtres prioritaires... Il n'y a donc probablement pas d'autre choix qu'accepter à terme des regroupements, qui sont autant de changements difficiles, mais qui, faute d'être actés, condamneraient sans doute toute perspective d'une certaine qualité d'une service public de proximité auquel chaque citoyen est légitimement attaché. il y a parfois des choix difficiles, mais salutaires. Etre responsable, c'est accepter et impulser ces évolutions, lorsqu'elles vont dans le sens de l'intérêt général.
14:16 Publié dans Economie - Finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2009
> Véritable sortie de crise ou ultime boulimie sur-consommatrice ?...
Après un an durant lequel les médias nous ont rabaché du matin au soir (et du soir au matin) que nous étions en pleine crise économique (qui plus est, la plus grave depuis un siècle), nous serions aujourd'hui en passe d'être sortis d'affaire si on écoute les avis experts de nos politiques de tous bords. Réalité ou illusion éphémère ?
Pour mieux cerner le contexte il faut re-situer le modèle de société dans lequel nous vivons depuis l'après-guerre et qui se résume ainsi : une sur-consommation permanente des ménages. Il suffit de regarder comment cela se décline autour de nous : les petits commerces ont quasiment tous baissé rideau pour laisser place à des zones industrielles où s'étalent des "hyper-surfaces" spécialisées dans tout et n'importe quoi : nourriture, meubles, bricolage, vêtements, jouets, etc. Cette évolution majeure, qui amène nos villes à se déserter de plus en plus, nous vient tout droit de l'autre côté de l'Atlantique et pas d'ailleurs. L'objectif est simple : faire venir de plus en plus de clients pas forcément en absolue nécessité de consommer pour leur permettre de dépenser leur revenus (et plus si nécessaire via des crédits) pour acheter, acheter, acheter... et encore acheter... Cette "sur-consommation" étant le moteur pour permettre de produire encore plus... Et donc devoir acheter encore plus... Serpent de mer...
Aujourd'hui, la crise économique est passée par là, doublée d'une préoccupation écologique toute récente, pour faire réfléchir le consommateur à 2 fois avant de dépenser ce qu'il n'a plus. Prenons un exemple : les années passées, si le revenu mensuel était "un peu juste" pour se payer le "dernier" caddie du mois, qui n'utilisait pas la réserve permanente de crédit de sa carte du supermarché, plutôt que réfléchir à ses achats ? Bien peu à vrai dire se limitaient à ce qu'ils pouvaient dépenser. Et s'ils le faisaient, ils passaient pour des "rétrogrades" qui ne profitaient pas de la vie... Aujourd'hui, les conditions de crédit devenant plus drastiques et les mentalités évoluant (tant mieux !), le choix n'est probablement plus le même : les ménages "tirent" sur le contenu du frigo et du célier pour gagner une semaine. C'est la décroissance... Et lorsque le compte en banque se remplit à nouveau, alors une sorte de frénésie consommatrice tente de reprendre le dessus... Que chacun maîtrise plus ou moins selon sa volonté... et le contenu de son compte en banque... Bref, la consommation reprend, mais probablement un peu mieux maîtrisée... et forcément globalement moindre (financièrement parlant) ; on refait rarement deux fois les mêmes erreurs...
C'est probablement ce qui se passe à l'échelle mondiale de l'économie actuellement : chacun a cherché à optimiser davantage ses dépenses, voire a choisi de reporter une dépense importante (voiture, habitat, loisirs, etc.). Et il arrive un moment où l'échéance est incontournable, ce qui oblige à une "légère reprise" des dépenses... L'impression que la crise est derrière nous...
En réalité, les choses sont probablement un peu plus complexes pour les raisons que nous venons d'évoquer. Au delà de la décroissance, c'est probablement tout le modèle économique qui est en train de changer. L'objectif n'est plus de dépenser toujours plus, mais de dépenser mieux et en tenant compte d'un autre critère : l'impact environnemental. Quel changement ! En attendant que cette nouvelle donne soit définitivement sur les rails, il y a obligatoirement un moment plus ou moins long d'évolutions difficilement prévisibles durant lequel l'alternance entre les habitudes de l'ancien "logiciel économique" et le nouveau se chevauchent, se complètent ou s'opposent. Et c'est probablement sur la crête d'une de ces vagues économique où nous nous trouvons actuellement, laissant l'impression que tout va mieux... Ne nous y trompons pas : les interférences risquent de se prolonger alternativement avec des moments plus positifs pendant encore quelques années.
Observons maintenant d'un peu plus près ce nouveau modèle économique, intitulé "croissance verte". Il ne faut pas trop rêver... Il s'agira probablement plutôt d'une "décroissance" verte. Car si on veut constater des progrès environnementaux, il faut clairement annoncer qu'il nous faudra consommer moins... Certains voient par exemple l'avenir en électrique, mais au delà des "poubelles" nucléaires (l'éolien et le solaire ne suffiront jamais à couvrir tous les besoins) que nous laisserons à nos enfants, personne n'évoque le recyclage des piles et batteries après usages... Donc par quelque approche qu'on étudie la perspective, il y a des déchets... Et un déchet, quel qu'il soit, ce n'est jamais "vert"...
A partir de là, il appartient aux politiques, nationaux et locaux de "tracer le chemin", sans démagogie. Etre capable de dire que parmi les attentes sociales, il faudra faire des choix difficiles sur les valeurs à prioriser : salaire, travail, santé, retraite... Et surtout en toute transparence et en l'appliquant à tous, eux y compris... En période de conflit majeur, les générations passées ont accepté de s'adapter. Toute vérité équitable est acceptable. Il n'y a pas de raison qu'en période d'évolution des pratiques individuelles, il n'en soit pas de même, sans "explosion sociale". Mais pour cela, il faut stopper la surrenchère des rêves utopiques et tenir d'honnêtes discours où chacun à son échelle donne l'exemple.
De tout temps, les crises ont été l'occasion d'évolutions, de "remises à plat", face aux contraintes. Faisons en sorte que cela perdure pour construire ensemble l'avenir. Et surtout que cela repose sur des valeurs morales communes et durables.
17:02 Publié dans Economie - Finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


