17.10.2009

> Quelle école pour nos enfants ?

ecole.jpgIl y a environ 35 ans l'école de la République changeait radicalement de logique : les réformes "Haby" (du nom du ministre de l'époque) constituent la date retenue par l'Histoire pour l'évolution d'une école jusque là "élitiste" dorénavant en marche vers sa "massification" (100% des jeunes socilarisés jusque 16 ans -au moins- dans des locaux communs, école puis collège). A ce moment là, beaucoup ont imaginé que tripler ou quadrupler le nombre de jeunes allant ensemble au delà du "certif" allait permettre d'accéder à l'excellence éducative... La réalité aujourd'hui nous montre qu'ils se sont bel et bien leurrés et ont un peu trop vite oublié que la vérité s'établirait autour du "rapport de force" entre ceux qui accédaient aux savoirs jusque là et ceux qui allaient désormais y accéder : à 1 contre 4, peu de chance que ce ne soit pas les 4 qui imposent leurs repères, plutôt que l'élite des générations précédentes... Ce que chacun appelle "la baisse de niveau"... Il n'en fallait par ailleurs pas davantage pour que progressivement l'école, auparavant en marge des maux de la société, ne devienne un condensé de la société elle-même ; la massification a débouché sur l'évident constat actuel des difficultés qui gangrènent l'école : violences, incivilités, absence d'envie, fracture sociale, rapport à l'argent, etc...

Faut-il pour autant renoncer au généreux modèle, d'autant que celui-ci a un coût pour nous tous (1er budget de l'Etat) ? Assurément NON ! Avant d'aborder les pistes et les objectifs, on doit admettre comme postulat que nous ne revivrons pas l'époque "bénie" (si tant soit qu'elle le fut) des hussards noirs de la 3è République. La réalité de l'école aujourd'hui, c'est que la grande majorité des élèves n'est pas motivée pour y venir. Et donc se désintéresse des savoirs transmis. Plusieurs raisons expliquent ce constat. D'abord la difficulté des parents (majoritairement isolés ou en famille "recomposée") de donner un "rythme" et des repères besogneux, une exigence de régularité, à leur progéniture, en particulier lors de garde partagée. Ensuite une situation économique où l'école a du mal à jouer son rôle d'ascenceur social. Jusque dans les années 80, l'école permettait "raisonnablement" d'envisager construire une vie meilleure que celle de ses aînés. Est-ce toujours le cas (Et qu'entend-on aujourd'hui par vie meilleure ?...) ?... Sans doute pas. Et puis ce dernier aspect se mélange souvent à la fausse réalité selon laquelle le diplôme ne serait pas (plus ?) un facilitateur d'insertion professionnelle. Il nous faut ici rétablir la vérité pour cet aspect du problème : si avoir un diplôme ne garantit pas systématiquement et immédiatement contrat de travail et salaire, on peut par contre être assuré qu'entre un diplômé et un jeune sans qualification, le premier entrera plus rapidement et à meilleure salaire dans la vie active que le second...

Quelque part, on pourrait résumer tout ceci en disant qu'aujourd'hui, majoritairement, dans la société, on n'a plus confiance en l'école laïque et républicaine pour remplir le "contrat scolaire" et assurer la mission qui lui est dévolue : former, éduquer et qualifier. D'autant que le couple gagnant "travail-réussite" est mis à mal fréquemment (voire davantage), confirmé par les loisirs livrés "clé en main" où, via la fructueuse télé-réalité, des sommes faramineuses sont mises en jeu pour récompenser plus souvent l'oisiveté et la "stratégie" plutôt que l'ouvrage et le labeur. Quel jeune ne rêve pas en voyant 15 ou 20 post adolescents vulgaires, ne parvenant pas à juxtaposer 2 phrases sensées, construites et cohérentes, rencontrer le succès et gagner plusieurs dizaines (centaines) de milliers d'euros ? Alors que pendant ce temps, celui qui se lève chaque matin pour travailler peine à payer son loyer et sa nourriture. Et voit son pouvoir d'achat fondre comme neige au soleil...

Certes le Président de la République annonce, via la réforme des lycées, qu'il ne suffira pas d'être bien né pour réussir. Mais quelle traduction dans les faits ? Il y a urgence à prendre conscience d'un nécessaire changement profond des valeurs (et des actes) qui forment notre "contrat social", qu'il soit affiché ou non-dit. A quand le mérite récompensé plutôt que le paraître ? A quand une société capable de "remettre son métier 100 fois sur l'ouvrage" plutôt que récompenser au quotidien le superficiel (et donc l'éphémère et le "bâclé") ? Notre société aujourd'hui mondialisée doit impérativement parvenir à redonner du sens et de la démarche collective à ses modèles. Surtout s'ils doivent être durables... C'est par cette évolution profonde que le comportement de chacun retrouvera des automatismes positivement valorisants. C'est par ce changement des références individuelles et collectives que l'école pourra redevenir une véritable outil sociétal de construction au service de tous. Bien éloigné de la récompense fiduciaire un temps évoquée par la seule présence (d'ailleurs en aucun cas synonyme d'investissement pour s'approprier les savoirs enseignés).

La synthèse et la conclusion s'imposent d'elles-mêmes : c'est parce que la société parviendra (ou non) à se renouveler dans ses concepts et ses pratiques que l'écoles retrouvera sa place et sa légitimité premières...

27.08.2009

> Ecoles primaires : changements difficiles et sans accord

garderie.jpgAlors que la municipalité réceptionne les travaux effectués sur les groupes scolaires durant la pause estivale, prenons le temps de revenir sur l'actualité des familles à quelques jours de la rentrée. A l'issue du conseil municipal de juin dernier, les familles navoiriaudes prennaient connaissance des évolutions décidées par les élus, concernant la gestion périscolaire à la rentrée de septembre, ainsi que la cantine. Entre un article des représentants de parents dans Vosges Matin, un droit de réponse municipal (dans le même quotidien et sur le site municipal), sans oublier une page "dernière minute" dans la publication communale trimestrielle, les occasions d'évoquer ce sujet se sont accélérées durant l'été.

Les responsables municipaux ont reçu une délégation de parents, courant juillet. Il a été procédé à un rappel des faits et chiffres publiés jusque là. Rien de nouveau donc. Et surtout aucune prise en compte des propositions, remarques ou questions soulevées par les familles depuis le vote du conseil. Après un débat dans l'urgence et sans les principaux intéressés, c'est donc une fin de non recevoir sur le thème "on ne peut pas faire autrement" que la municipalité a choisi d'afficher sur ce sujet. C'est aussi le choix d'un financement reposant plus exclusivement sur les parents, plutôt qu'une solidarité intergnérationnelle. Les arguments existent pour défendre les 2 approches ; le débat aurait sans doute également pu se poser en ces termes...

25.08.2009

> Préparatifs de rentrée au collège Le Tertre

fournitures.jpgL'affaire avait fait la "une" des journeaux locaux peu avant les vacances estivales. Elle s'était même immiscée dans les affaires politiques locales des communes concernées via des discussions, voire des motions, débattues dans les conseils municipaux... Il n'entre plus dorénavant dans le "contrat" des agents techniques des collèges (qui dépendent du Conseil Général, depuis la dernière décentralisation) de trier et préparer les répartitions d'affaires scolaires individuelles des élèves, dans la perspective de la rentrée scolaire de septembre... Rappelons que pour les 2 établissements publics romarimontains (Le Tertre et Charlet), bien que le finacement des équipements dépende du département, le SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples de l'Agglomération Romarimontaine), regroupant les communes de recrutement de ces 2 collèges, continue, à chaque rentrée, à payer les fournitures individuelles (achetées de façon groupée et fournies "en palettes" sur chaque lieu).

Nous étions donc une petite trentaine de parents, enseignants, enfants ce matin, pour trier par classe les affaires qui seront distribuées dans une semaine à chaque élève lors de la 1è journée au collège au Tertre. Le nombre des présents a permis d'effectuer la tâche en une matinée, dans la bonne humeur et l'entraide.

La mobilisation des familles et des personnels doivent permettre de maintenir cette dotation du SIVOM. Menace de suppression qui avait été un temps évoquée si aucune solution n'était trouvée... L'achat de fournitures groupées permet inévitablement un prix plus attractif que chaque famille isolément. De plus cela permet de gommer certaines différences sociales, tous les élèves ayant les mêmes affaires.

08.07.2009

> Article du jour dans Vosges Matin

Ci-dessous un article publié ce mardi 7 juillet, relatant la démarche des parents d'élèves des écoles de notre commune, révoltés par la décision sans véritable concertation de la municipalité de modifier à la hausse les tarifs et conditions périscolaires dès septembre.
CantineGarderie.jpg

 

(cliquer sur l'image pour visulaliser)

06.03.2009

> Rénovation de l'habitat et développement durable : le point sur les aides financières

Maisonterre.jpgEn ces temps de crise, nos dirigeants locaux et nationaux ont rapidement compris que l'une des pistes de sortie réside dans le développement durable et l'accélération des dépenses individuelles vers des équipements visant à dépenser moins d'énergie, à utiliser des sources moins polluantes, etc. Certes, mais faute d'être encore véritablement industrialisé à grande échelle, ces dépenses sont encore plus onéreuses que les aménagements classiques, en particulier pour le chauffage. Donc des aides existent pour le particulier qui fait le choix de construire ou rénover selon ces nouveaux procédés.

CREDIT D'IMPÔT

Pour favoriser les économies d'énergies et réduire les émissions de gaz à effet de serre, la loi de finances 2009 a prolongé les crédits d'impôt dédiés au développement durable et aux économies d'énergie pour l'habitation principale.

Les conditions d'application :
- Applicable aux dépenses payées jusqu'au 31/12/2012.
- Prise en compte du prix d'achat du matériel.
- Dispositif étendu aux bailleurs qui louent leur logement pendant au moins 5 ans.
- Plafond fixé à 8000 euros pour une personne seule et 16 000 euros pour un couple.

Remarque : Les frais de main d'oeuvre pour la pose de matériaux d'isolation thermique des parois opaques rentrent désormais dans le champ d'application du dispositif.

Pour les constructions antérieures à 1977, un crédit d'impôt de 40% de la facture s'applique (isolation des combles et/ou par l'extérieur / double vitrages à faible émissivité / chauffe-eau solaire / poêle à bois).

Pour les constructions postérieures à 1977, c'est un taux de 25% qui s'applique.

Pour bénéficier de ce crédit d'impôt, il suffit de remplir (dans la déclaration annuelle de l'impôt sur le revenu) la partie consacrée aux dépenses ouvrant droit et d'y joindre factures et attestations.

PRET A 0% CLIMAT LORRAINE

Ce prêt à taux zéro est destiné aux propriétaires lorrains souhaitant réaliser des travaux d’isolation thermique de leur logement (par exemple : pour l’installation de fenêtres ou volets isolants, l’isolation thermique de planchers, de plafonds de combles, etc.).

Peuvent prétendre à ce prêt les propriétaires occupants leur habitation (principale) ou les propriétaires bailleurs. Le Prêt Climat Lorraine est affecté aux travaux (fourniture et pose) d’isolation thermique de logements (isolation thermique des toitures, murs et planchers / pose de fenêtres, portes-fenêtres ou volets isolants sous réserve qu’ils soient réalisés par des professionnels des domaines concernés).

Le demandeur du prêt sollicite l’une des banques partenaires du prêt (la Banque Populaire Lorraine Champagne et la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Lorraine) pour constituer le dossier. Il transmet ensuite à l’établissement bancaire les pièces nécessaires ainsi qu’un devis d’un professionnel pour la réalisation des travaux d’isolation souhaités. La banque vérifie l’éligibilité du dossier et adresse l’offre de prêt au demandeur en cas d’acceptation du prêt. Enfin, sur présentation de la facture détaillée et de l’attestation de fin de travaux signée par le professionnel qui a réalisé les travaux et par le bénéficiaire du prêt, le prêt est débloqué.

Le Prêt Climat Lorraine est consenti pour un montant maximum de 10 000 € pour la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Lorraine, ou 15 000 € pour la Banque Populaire Lorraine Champagne :
- 10 000 € maximum pour la fourniture et la pose de l'isolation thermique des planchers de combles perdus, plafonds de combles, rampants de toiture, toitures-terrasses, murs en façade ou pignon,
- 2 500 € maximum pour la fourniture et la pose de fenêtres, de porte-fenêtres ou volets isolants
- 2 500 € maximum pour la fourniture et la pose de l'isolation thermique des planchers, hors planchers de combles perdus.

ECO PRÊT A TAUX 0%


Pour financer des rénovations qui représentent des montants importants, l'éco-prêt à taux zéro permet d'opter pour des travaux vraiment efficaces en termes d'économies d'énergie, sans faire d'avance de trésorerie et sans payer d'intérêts. L'éco-prêt à taux zéro est un engagement du Grenelle Environnement. Il permet de financer la rénovation énergétique des logements français et ainsi de réduire les consommations d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

Ce prêt finance la fourniture et la pose, par un professionnel, des matériaux et équipements nécessaires à la réalisation des travaux d'amélioration énergétique du logement (isolation des combles et/ou par l'extérieur / double vitrages à faible émissivité / chauffe-eau solaire / poêle à bois). Peuvent également être éligible à cet éco-prêt tous les travaux induits, réalisés par un professionnel, indissociables des travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique (tubage d'un conduit de fumée, installation d'une ventilation ou de robinets thermostatiques, reprise de travaux d'électricité, refection des peintures, etc.), les frais liés à la maîtrise d'oeuvre (par exemple, un architecte) et d'étude thermique, les frais éventuels d'assurance maîtrise d'ouvrage.

Le montant du prêt peut aller jusqu'à 20 000 euros ou 30 000 euros maximum, selon la variété des travaux envisagés. La durée de remboursement est au maximum de 10 ans, exceptionnellement portée à 15 ans (avec l'accord de la banque) pour alléger les charges de remboursement.

Pour en bénéficier, il faut être propriétaire occupant, bailleur ou une société civile, ou éventuellement en copropriété. On ne peut obtenir qu'un seul éco-prêt à taux zéro par logement.

Pour obtenir l'éco prêt, il faut faites
- faire un ou des devis pour les travaux envisagés,
- remplir le formulaire type "devis" qui sera prochainement disponible,
- s'adresser à une banque partenaire, muni du formulaire type "devis" complété et de tous les devis.
- faire réaliser les travaux dans les 2 ans qui suivent l'accord,
- et à l'issu des travaux, fournir à la banque le formulaire type "factures" accompagné de toutes les factures.

Il est possible de cumuler l'éco-prêt à taux zéro avec un crédit d'impôt développement durable, si l'offre d'éco-prêt à taux zéro est émise avant le 31 décembre 2010, et si le revenu fiscal du foyer n'excède pas 45 000 euros au titre de l'avant dernière année précédent cette offre.

Pour davantage d'informations, consulter le site de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie :
==> http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?cid=96&m=3&...

30.10.2008

> Nouvelle organisation scolaire

photo_1213809374294-1-0.jpgDepuis la rentrée de septembre, les élèves du primaire n’ont plus cours le samedi matin. On peut épiloguer longuement sur l’intérêt de la décision… Cela ne changera pas grand-chose, puisqu’il s’agit d’un choix national. Par contre, on peut s’interroger sur le service apporté par notre commune auprès des familles à l’occasion de ce changement : proposition de « garderie » ou « centre aéré » les samedi matin ? Au-delà de l’éventuel soutien individuel que pourraient proposer les enseignants, cette matinée pourrait être l’occasion de montrer aux jeunes que la vie collective est intéressante et riche…